Glossaire : des mots riches de sens

Absoute :

vient du verbe latin absolvere : « libérer d’une obligation, déclarer innocent ». Il s’agit du nom donné autrefois à la dernière partie de la célébration des funérailles, car elle comprenait un chant demandant à Dieu de purifier le défunt de toutes ses fautes. Cette ultime étape de la célébration s’appelle désormais le « dernier adieu. »

Baptême :

premier des sacrements, il offre à celui qui le reçoit de devenir membre de la famille de Dieu et donc à ce titre, vivant de son esprit. Il devient également membre de la grande famille des chrétiens dont la vocation est d’être des enfants de lumière et témoins de la foi.

Cimetière :

le mot latin coemeterium, dérivé du grec Koimeterion signifie « lieu où l’on dort ». Le cimetière est donc le grand « dortoir » dans lequel ceux que nous aimons attendent d’être tirés du sommeil de la mort par la puissance de la Résurrection.

Communion des saints :

C’est un immense courant de prière, de pensées, d’amour qui unit tous les êtres à travers les âges et les lieux de l’univers. La communion des saints met en lumière que nous sommes uniques mais pas seuls.

En effet, nous sommes toujours reliés à cette foule immense, parfois visible, et plus largement invisible, qui prie, intercède, offre, aime et sert.

Confirmation :

sacrement dans lequel est donné le don particulier de l’Esprit Saint, permettant au baptisé devenu adulte dans la foi de manifester par sa vie, sa prière et sa capacité à servir, la présence agissante et amoureuse de Dieu le Père.

Défunt :

du latin defunctus: « s’acquitter de la vie, quitter sa fonction ». Au sens premier, le défunt est celui qui a achevé son travail, qui a terminé sa mission et qui se retire.

Le service qu’il occupait touche à son terme, et nous pouvons légitimement penser qu’une nouvelle fonction I attend.

Enfer :

Loin des représentations et des images d’Epinal, l’enfer est la situation dans laquelle se trouve un être qui, connaissant la grandeur de l’amour de Dieu, son Créateur, décide jusqu’au bout de le refuser. Cette possibilité est inhérente à la qualité de l’amour de Dieu, qui laisse souverainement libre. L’Église tient à la possibilité de cette distance radicale par rapport à Dieu, mais n’a jama1S dit que quelqu’un se trouvait dans cet état. Si toutefois quelqu’un se trouvait dans cet enfer, c’est uniquement parce qu’il l’aurait personnellement voulu avec force et non parce qu’il y aurait été mis de force.

Eucharistie :

mot provenant du grec, qui signifie action de grâce ». Appelée aussi la messe, I Eucharistie est la grande prière du Christ qui se donne à l’humanité pour combler sa faim et sa soif d’absolu. Coeur de la vie du baptisé, ce don que le Christ fait de lui-même est si grand qu’il est, jusqu’à la fin des temps, la source de tout acte de charité, de générosité, de tous les dévouements et les bienveillances, de toutes nos tendresses humaines et de tous nos dons de nous-mêmes. Cette prière est vécue pour les vivants et les morts, pour la paix dans le monde, pour l’Eglise et pour le monde entier. Elle est signe visible que Dieu n’oublie personne. « L’Eucharistie, c’est l’impossibilité d’atteindre Dieu sans passer par toute l’humanité, sans assumer toute l’histoire, sans s’ouvrir à toutes les douleurs, à toutes les solitudes, à tous les abandons, à tous les crimes, à toutes les misères, à toutes les attentes, à tous les espoirs. Il est impossible d’aller à Dieu sans passer par le chemin de l’homme ! » (Père Maurice Zundel)

Jugement :

La Bible parle souvent du jugement et, dans le Credo, nous affirmons que nous croyons en Jésus-Christ qui « viendra juger les vivants et les morts ». Ces affirmations de la foi nous rappellent que l’homme est un être responsable à qui Dieu donne la liberté. De son côté, Dieu est un juge équitable qui sans cesse renouvelle son alliance et sa confiance, ne jugeant chacun qu’au regard de l’amour. Lorsque cet amour du Christ triomphera, sa lumière éclairera chaque conscience.

Ainsi le jugement, tout en étant universel, garde une dimension strictement personnelle.

Obsèques : le sens de ce terme est riche, car il reçoit sa signification de plusieurs mots latins qui se croisent et que l’on peut traduire ainsi : « marquer sa déférence à quelqu’un, céder aux volontés de », mais aussi : « suite, cortège ». Les obsèques sont donc l’ensemble des rites par lesquels nous honorons celui ou celle qui part. Parmi ces rites, le plus constant dans l’histoire et le plus nécessaire est sans doute celui de la procession funéraire.

Purgatoire :

En développant la théologie du purgatoire, l’Église rend compte de sa contemplation du Christ. Elle se souvient que chaque rencontre avec le Christ est purificatrice comme nous le voyons dans l’Evangile. Certains d’entre nous ont la chance de rencontrer le Christ dans leur existence terrestre, et se trouvent ainsi transparents au moment de leur mort. Pour d’autres qui n’ont rencontré qu’une image déformée ou caricaturale de Dieu, ou qui ont eu du mal à se laisser rejoindre par Lui, une rencontre est toujours possible au-delà de la mort. Cette rencontre du Christ qui vient à nous est source de lumière et de pardon. Le purgatoire est donc une formidable espérance, car il atteste du désir de Dieu de nous donner tout le temps nécessaire pour le choisir et nous laisser nous renouveler. « Pour que l’amour soit consommé, il faut que l’égoïsme soit consumé » dit le père Varillon.

Paradis :

Le paradis signifie « être en communion avec Dieu, participer au bonheur de Dieu ». L’image biblique du jardin dans lequel tout pousse à profusion ou encore celle du banquet rassemblant les convives autour d’une même table parle à merveille à un peuple marqué par la rudesse de la terre et la tradition de l’hospitalité. Le paradis désigne donc une plénitude et une communion, le bonheur désiré par Dieu pour notre humanité.

Résurrection :

cœur de la foi chrétienne, la Résurrection est la capacité divine à nous faire vivre de sa propre existence, en traversant la mort. Cet événement inauguré par Jésus-Christ est la source de l’espérance en une vie non pas immortelle, mais appelée à l’éternité.

Retrouvez le lexique complet des obsèques catholique ici

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